FAIL (the browser should render some flash content, not this).
 

Notre patrimoine culturel

L'église

 

L’église et l’autel sont dédiés à Saint-André, frère de Saint-Pierre, martyrisé sur une croix en x d’où le nom de la croix charpentière de forme semblable.

 

Les premières mentions relatives à l’église en font remonter l’existence à la charnière des IX° et X°siècles (902), époque ou il est fait état de l’estime particulière en laquelle l’évêque Hérifrid tenait l’abbé Herminbert, desservant.

 

A la mort de ce dernier, la collation de l’autel passait à l’oratoire de Saint-Clément des cryptes de l’abbaye de St Germain d’Auxerre puis, au XIII° siècle, à celle du chapitre de la cathédrale.

 

Elu évêque d’Auxerre en 1205 ,Guillaume de Seignelay s’attachait à la construction et à la réparation des églises de l’Auxerrois. On lui doit, notammant, l’édification ou la reconstruction du chœur des églises de Gurgy, Chemilly et de Sougères.

 

Selon Courtépée, l’église de Gurgy, aux XIV°-XV° siécles, aurait été « fortifiée d’une belle tour », semblable à celle de Chitry-le Fort.L’église servit de refuge aux huguenots qui s’y retranchèrent et la pillèrent en 1568. Le 29 décembre 1742 eut lieu, dans le chœur, l’inhumation de l’abbé Jean Chatat, curé du lieu.

 

L’extérieur

 

Deux agrandissements et une addition de construction intervenus à des époques différentes valent à l’édifice une articulation tourmentée et ambiguë de ses toitures, la dualité de portes d’accès, une disposition inattendue de ses contreforts à talus.

 

Originellement d’une nef unique ouvrant à l’ouest par un portail au-dessus de quelques marches et sans autre décor que les pierres de taille de ses jambages et son arcature, l’église a été allongée dans l’axe, au XIII siècle, d’un chœur en forte surélévation avec abside à trois pans et décor de modillons, faisant présumer l’intention, contrariée notamment par la guerre de Cent ans, de poursuivre la reconstruction de la nef dans le prolongement et à hauteur du nouveau chœur (longueur actuelle totale de l’œuvre,24.20 m).Par sa surélévation , la toiture à deux pentes du chœur tient lieu de clocher.

 

Devenue trop exiguë, l’église a été élargie, au XVI° siècle, d’un collatéral accolé au nord de la nef avec laquelle il communique par deux grandes arcades ogivales. Bordant de plain-pied la vaste place de l’ancienne Mairie, le mur nord du collatéral a reçu une porte d’accès à, l’édifice, que l’usage a substituée à l’ancienne porte ouest .On estime généralement que cet accroissement spatial au nord correspond à un souci de ménager l’arrivée au maximum de lumière par le sud. Cette pratique s’observe, aux environs, notamment à Branches, Mezilles et Parly.Une petite chapelle à usage de sacristie a été ajoutée à la droite du chœur. Elle aurait été restaurée aux XV-XVI siècles.

 

L’intérieur

 

Nef principale
Voutée en charpente (hauteur 5.50m), pourvue à son extrémité ouest d’une tribune également en charpente, meublée de deux rangées de bancs, la nef principale porte à son mur sud une chaire de chêne sombre, sobre et de bonne facture, et reçoit un faible éclairage d’une petite baie qui laisse conjecturer de l’humilité originelle des lieux.

 

Chœur
Fait d’une travée droite à deux baies ogivales et d’une abside à trois pans et autant de lancettes, le chœur est abondamment éclairé. Il est vouté d’ogives dont les retombées sur colonnes à l’arc triomphal (ouverture de 5.70 m sur la nef) s’opèrent par l’intermédiaire d’intéressants chapiteaux constitués d’épais tailloirs allégés d’une gorge, coiffant de courtes corbeilles finement feuillagées.

 

L’encadrement de lancettes d’abside est également fait d’une forte mouluration ogivale et de colonnettes à double interposition de tailloirs de même nature. Courant en continu tantôt à la base, tantôt au tiers des intervalles séparatifs des baies, cette mouluration géométrique en forme de « grecque » est d’un heureux effet. La base des deux baies latérales porte les statues de deux saints personnages de l’imagerie populaire du XVI° siecle.Une fine statue de la vierge couronnée par l’enfant occupe une console du pilier latéral gauche. Suspendu au mur un peu plus loin, un reliquaire de bois des fragments d’os, reliques de Saint-André.

 

Collatéral

 

Munie de bancs dans sa partie ouvrant sur la nef principale et passage de communication depuis le portail nord, la nef secondaire porte à son extrémité un autel consacré à la vierge et , a son mur nord , outre deux baies ogivales aux deux-tiers occultées par une maçonnerie couvrant la dégradation des remplages , un étroit escalier de bois donnant accès aux combles et au clocher plafond plat masque les croisées d’ogives de la voûte ainsi que le haut des arcatures retombant en bourrelets serrés pour former , dans le style du XVI° siècle , d’épais piliers rendant inutile l’interposition de chapiteaux.
 

L'échelle à saumons

 

Suite à une décision du Conseil Général de l'Yonne, approuvée par le préfet le 19 août 1885, elle est édifiée en 1886.

Pourquoi une échelle à saumons à Gurgy ?
Vers la fin du 19ème siècle, la navigation sur l'yonne, notamment des trains de bois, était devenue très dangereuse. On construit donc, vers les années 1870, les différents barrages connus aujourd'hui.

Conséquences : elles furent désastreuses pour le poisson : le barrage de Gurgy constitue désormais pour le saumon, qui remontait jusque dans la Cure pour y frayer, un obstacle infranchissable, d'où l'idée de cette échelle à saumons.
Selon le témoignage des pêcheurs du coin, le saumon a définitivement disparu de la rivière après les années 1940.

Coût de cette édification estimé à 5000 Francs de l'époque